Je pense que mon mec ne peut pas me retirer mon pass infidélité
Je reposte ici meme si je sais d avance ce que vous allez me dire ....
Mesdames et messieurs les jurés, ce post va être long, mais s’il vous plaît, restez avec moi.
Bienvenue dans le procès le plus chaotique de l’année. Seize ans de vie commune, ou plutôt seize ans d’une télénovela où j’étais la bonne poire, et lui… le champion toutes catégories de la relation toxique.
J’assume. Je l’ai choisi. Je suis tombée amoureuse, j’ai 10 ans de moins que lui, et clairement, je manquais de lucidité et d’expérience.
Il y a un an, j’ai découvert qu’il m’avait trompée. Non pas une fois, ni deux fois, mais une centaine de fois, selon les preuves.
Deux ans de coups d’un soir ici et là, selon l’accusé. Mais selon la détective que je suis devenue avec mes collaboratrices (mes copines, en fait), il s’agit plutôt de deux ans de trahison en mode marathon.
Il m’a trompée avec une collègue pendant neuf mois — d’après l’accusé, neuf mois sans sentiment, juste un truc vide et mécanique. Je vous jure, c’est comme louer un appart’ sans jamais y habiter.
Et parmi les nombreuses personnes qu’il a fréquentées, nous avons découvert qu’il avait aussi eu des relations avec deux escortes très affirmées dans leur identité, des femmes transgenres. Oui, j’ai bien dit deux.
Je précise, en toute sincérité et respect, que leur parcours mérite admiration. Mais pour lui, c’était juste une autre étape dans sa quête insatiable d’expériences… sans accord de ma part.
Selon l’accusé, tout ça, c’était parce qu’il avait des “besoins irrépressibles”. Dans sa déposition, il a précisé qu’il n’a jamais eu de plaisir, qu’il n’a jamais fini “dedans” ni eu de sentiments pour ses partenaires. Pardon, mais cher jury, vous me pardonnerez mon incompréhension, et ma pitié pour celle qui a été sa maîtresse pendant neuf mois. Cet homme serait-il plus vide que mon frigo un dimanche soir ?
Après tout ce cirque, l’accusé m’a offert un “pass infidélité”. Un vrai passe-droit VIP ! Issu de la déposition : “Vas-y, fais-toi aussi ce que tu veux, je ne veux juste pas savoir quand, où, comment et avec qui.” J’ai accepté. Parce que je suis maso ou naïve, au choix.
Mais un jour, la grande révélation : ce pass, ce n’était pas un pass. Non, c’était plutôt un “Ok, fais-le toi aussi, mais je sais que t’oseras jamais.”
Charmant, non ?
Grâce à l’intervention d’un tiers malveillant, toutes mes expériences extra conjugales ont été révélées à l’accusé !
Et mesdames et messieurs, j’ai complètement assumé.
J’ai complètement assumé mes “tromperies sous pass”. Oui, Mesdames et Messieurs, j’ai assumé m’être éclatée pendant la durée du pass. Parce qu’après quinze ans à me faire marcher dessus, j’avais besoin de respirer. De sentir que j’existais.
Bien que ce soit déjà le début de la fin (vous avez dû vous en rendre compte), j’ai persisté. Oui, oui, je vous entends penser… et j’ai pris l’initiative d’aller voir “quelqu’un”.
Après deux rendez-vous auprès d’une conseillère conjugale, il n’a plus voulu y aller, parce qu’elle “te préfère” et qu’elle “allait continuer à me démonter.”
Moi, je dis qu’il a juste peur d’entendre la vérité.
La conseillère lui a dit un truc qui le dérange beaucoup :
“Votre compagne a l’impression de s’être oubliée pendant quinze ans. Vous lui avez donné le droit de voir ailleurs. Elle y a trouvé le bonheur. Et vous devez comprendre, même si vous n’êtes pas d’accord, que vous lui retirez une chose qui l’a vraiment rendue heureuse.”
Et aujourd’hui, il me retire ce pass. La seule chose qui m’a rendu heureuse dans cette histoire de dingue, il me l’enlève.
Je suis en colère. Au bord de la rupture. J’ai peur de partir, peur de perdre mes enfants, ma maison aussi, peur de perdre mes repères. Mais j’ai aussi peur de rester, et de finir par disparaître comme un vieux chiffon oublié.
Devrais-je, à votre avis, me sentir coupable de continuer à faire vous savez quoi malgré sa demande de cesser toutes activité “sportive hors lit conjugal” ?
Du coup, oui, ai-je raison de penser que l’accusé est un sombre connard ?
Alors, mesdames et messieurs les jurés, vous êtes là pour juger.
Je vous demande donc votre intime conviction. Et si vous avez besoin de précisions, je serai ravie de vous répondre.
Même si vous me jugez coupable, je vous demande de le faire avec bienveillance.
Et si c’est lui le coupable, je vous en prie, démolissez-le.
Posted Aug 11, 2025, 1:12 PM UTC