Le dernier recensement a révélé que 51,6% des Québécois peuvent tenir une conversation en anglais. Alors que le nombre de francophones unilingues diminue, suis-je le seul à m'inquiéter pour l'avenir du français?

Question

Avant qqun me dit, 'On n'est pas contre le bilinguisme individuel, mais contre le bilinguisme institutionnel', laissez-moi vous expliquer pourquoi cette affirmation est absurde.

Laissez-moi vous expliquer l'origine de la protection de la langue française et sa raison d'être. Avant l'adoption de la Loi sur les langues officielles et de la loi 101, la maîtrise de l'anglais déterminait l'accès à de meilleurs emplois, de meilleurs services, une meilleure éducation, bref, une meilleure vie. Les lois visant à protéger le français existent afin qu'une personne francophone unilingue ne puisse se voir refuser des services, un emploi, ni l'accès aux soins de santé et à l'éducation.

Alors que le Québec se rapproche de plus en plus d'un bilinguisme à 100%, faut-il s'étonner que moins de gens se soucient de la protection du français?

Les pays non anglophones dont plus de 70% des citoyens peuvent parler anglais souffrent du même problème, voire d'un problème plus grave que le nôtre. La langue commune à Stockholm, Amsterdam, Copenhague et Berlin est l'anglais.

Il y a de moins en moins de produits culturels en suédois, danois, néerlandais et même en allemand, car les habitants de ces pays ne consomment plus de produits culturels dans leur propre langue.

En conclusion, on doit protéger les francophones unilingues, moins ils seront nombreux, plus la situation du français se dégradera. Vous me prendrez peut être pour un fou, mais les stats et la situation partout ailleurs dans le monde prouvent ça.

Posted Dec 1, 2025, 8:21 PM UTC

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