J’ai peur de mon avenir

Travail

Bonjour tout le monde !

Femme 35 ans.

J’ai toujours habité sur la Côte d’Azur. À 30 ans comme j’enchaînais les jobs alimentaires et payés au smic sans réelle possibilité de m’en sortir, je me suis rapprochée de mes parents à la retraite dans la campagne Aquitaine.

J’ai là aussi enchaîné pendant 2 ans les jobs alimentaires.

La qualité de vie ici est meilleure et moins bien, rien à faire, mais par contre j’en avais fini avec les studios de 30m2 à 700€ par mois alors que mon salaire ne dépassait pas les 1200€.

En 2022, sur un coup de tête, j’ai repris mes études et passé le BP de préparatrice que j’ai eu haut la main en 2024.

Mon apprentissage était compliqué, pour moi la titulaire s’en fichait de ce qu’il se passait à part les bulletins trimestriels. J’entendais en cours des histoires d’apprenties qui avaient une vraie cohésion avec leurs pharmaciens et j’ai eu la sensation que ma structure d’apprentissage ne serait pas un bon lieu où continuer ma vie pro.

Après mon diplôme le propriétaire de l’appartement que je louais a voulu le récupérer. Je suis donc retournée chez mes parents et j’ai pris le premier CDI que j’ai trouvé. Bien payé pour débuter (1800€ quand on sait que si j’étais payée à la grille j’aurais été à 1400€).

Dès le début ça a été compliqué. Beaucoup de taches, patients très agressifs avec les nouveaux (surtout une femme, et on me donne 25 ans maximum). Elle même me disais que je ne gérais pas mes taches et qu’elle se demandait si elle ne regrettais pas de m’avoir embauché (au bout de 2 semaines).

J’ai voulu partir pendant ma période d’essai. J’avais une promesse d’embauche ailleurs mais mon employeur m’a eu par les sentiments et je suis restée. Elle m’avais promis que je serais allégée de mes taches mais en sous effectif ça ne s’est pas fait.

Également, malgré ma fatigue et le fait que je lui répétais constamment que j’étais épuisée, elle ne m’a pas autorisé de vacances pendant 1 an.

Elle est aussi très dure, je me prends des remontrances à longueur de journée, quand je vais aux toilettes, quand je laisse « traîner » un papier, quand j’échange avec l’apprentie pour du travail (« je ne fais que parler »), quand je refuse de délivrer sans ordonnance un médicament, surveille les mails que je fais à titre pro et me pourris quand je fais une faute, etc.

En octobre on a eu un nouveau préparateur. La, je lui ai demandé s’il pouvais me prendre 1 tâche qui me pèse énormément (les locations) ce qu’elle a refusé catégoriquement.

Selon elle je suis très compétente là dedans (je fais juste au mieux une tâche qui m’est donnée, c’est juste logique) et il n’en est pas capable.

Il y a aussi une collègue préparatrice bipolaire qui m’a pris en grippe, et qui faisais tout pour me faire sortir de mes gonds. Elle m’accusais entre autre de fouiller dans sa banette, sonnais inlassablement pour que je vienne servir quand 1 seul patient attendait alors que je réceptionnais des médicaments thermosensibles (et qu’au bout de la 5ème sonnerie en 30 secondes j’étais trop énervée pour venir servir) etc.

Mon employeur prenait soin d’elle ce que je comprends, avec sa pathologie. J’ai eu beaucoup d’empathie pour elle mais à force j’ai pété un plomb.

Il y aussi que je n’ai pas réussi à me faire d’amies en 6 ans, la mentalité est complètement différente et j’ai trouvé les relations très superficielles et très fausses. Donc je me suis renfermée sur moi et j’avoue me sentir vide, très malheureuse. La seule amie que j’ai réussi à me faire pendant ma formation réside à Toulouse, soit 2h de route.

J’ai pris 15 kilos ces 4 dernières années, le stress des études, le mal-être global, tout dégringole.

Je pense que j’ai toujours eu un penchant pour la dépression, je me souviens que j’allais voir un pédopsychiatre quand j’étais en maternelle, mais je ne sais plus pourquoi, je me souviens juste que je dessinais des choses et qu’elle me posait des questions auxquelles je répondais sans réfléchir.

Je suis allée voir une psy pendant 6 mois il y a deux ans, soit disant remboursé ça n’a jamais été le cas. Et elle me disais d’aller marcher pieds nus dans la forêt, j’ai arrêté.

Suite à ça j’ai appris que mes collègues masculins avec autant d’ancienneté voir moins, et aucune tâche secondaire, juste le comptoir étaient payés 100 à 250€ de plus que moi.

Je n’en pouvais plus, j’étais à bout. J’ai demandé à mon employeur qu’on s’arrange pour que je puisse partir en paix.

Elle a accepté. Elle a admis que c’était trop de travail pour moi mais plutôt que de m’avoir soulagée après l’arrivée du nouveau, elle a préféré qu’on en arrive au point de non retour.

Normalement je devrais partir le 31 mars et avoir droit au allocations chômage le temps que je retrouve un emploi. Et prendre du temps pour me reposer entre deux surtout. J’aimerais bien me poser 1 mois.

Mais en juin 2025 j’ai acheté un appartement pour y vivre, donc j’ai un gros stress à ce niveau là, même si je pense avoir bien calculé mon coup, ça me rend malade. Entre le crédit, la taxe foncière et les charges de copro je suis à 500€ par mois pour ce logement. A part si la copro nous sort une dinguerie à payer c’est très raisonnable.

Sauf que depuis 6 mois il y a eu des mesures gouvernementales qui mettent en difficulté beaucoup de pharmacies. Je vais avoir du mal à retrouver du travail proche de mon secteur, et surtout à un salaire qui dépasse le smic. Surtout la route, les frais d’essence, l’usure de la voiture, sont à prendre en compte dans l’équation.

Bref j’ai peur, je passe mon temps à pleurer seule dans mon canapé, je ne sors pas pour ne pas être tentée de dépenser de l’argent ni utiliser trop d’essence tant que je ne sais pas à combien d’ARE j’aurais droit. Je ne sais même pas comment annoncer ça à mes parents, ils m’ont tellement soutenue pendant ma reprise d’étude, ils étaient si fiers de moi…

Merci à ceux qui mon lue, désolée si c’est un peu décousu. j’avais besoin de parler, puisque je n’ai personne pour le faire.

Prenez soin de vous.

Posted Jan 27, 2026, 11:39 AM UTC

205
Loading comments…