J'ai écrit un poème pour décrire ce que je vis et ça m’a fait du bien (aucun diag)
Peut-être que ça aidera d'autres personnes à mettre des mots sur leur mal-être ?
*Je suis l’amour, je suis la dévotion Je donne sans compter, j’apaise les passions C’est ma seule raison d’être Pour un regard, pour un sourire, Pour une accolade ou un fou rire, A votre bon vouloir j’irai me soumettre Pourvu que je sois convié à la fête
Mais tu n’es qu’un morceau de chair Cessant d’exister avec le désir Tu t’accroches et te laisse faire N’as-tu aucun respect pour ton avenir ?
Je suis le vide, je suis le manque Mais le manque de quoi ? Telle est la question Que peux-tu espérer comme connexion Avec cet œil morne dont tu te flanques ? On ne peut donner que ce que l’on a reçu Et de toi l’on ne reçoit rien Ta lâcheté a corrompu ton inclination pour le bien
Alors pour m’éclipser tu m’ensevelis Sous des débris de peau, de drogues et de sang Frénétiquement tu m’abreuves et me nourris Je m’élève comme un cri dans le néant
Je suis la fixation, la paranoïa Obsédée par la vérité Mais niant toute logique Leurs rires se tordent en baisers de Judas Quand lasse des abus la candeur trompée Délaisse calmants et anxiolytiques Qui peut encore être digne de foi ?
Alors tu décortiques les évidences Tu vacilles au gré de tes humeurs Selon que te domine la rage ou la peur Entre apitoiement et désir de vengeance
Je suis la colère, je suis l’injustice Ma sentence tombera à retardement Non sur les auteurs de ton supplice Mais sur main tendue de l’innocent Pour rétablir l’équilibre dans l’équation Délacer tes tripes, laisser passer l’air Une seule solution : c'est toi ou l’autre qui prendra cher Mais tu sais bien que ce sera toujours toi
- Car au fond tout est de ta faute - Du moins jusqu'à ce que tu ne perdes le contrôle Jusqu'à ce que ton dernier rempart ne saute Entre le reste de l’humanité et moi.*
Posted Feb 26, 2026, 1:51 PM UTC