L'histoire de Magalie
L'histoire de Magalie.
Avant de commencer, il faut que vous sachiez qui est Magalie.
Magalie a 22 ans. Elle vit seule dans un petit appartement au troisième étage d’un immeuble assez ancien. Elle est étudiante, plutôt discrète, du genre à préférer les livres, les films et les longues promenades tard le soir.
Elle n’aime pas les fêtes bruyantes.
Elle aime le calme.
Et c’est peut-être pour ça que ce qui lui est arrivé cette nuit-là est encore plus étrange.
Il faut aussi savoir une chose sur Magalie :
elle a une habitude.
Quand elle rentre tard, elle passe toujours par la même rue.
Une petite rue étroite, presque oubliée, coincée entre deux rangées d’immeubles anciens. Les lampadaires y fonctionnent mal et il y a rarement quelqu’un.
Mais Magalie ne s’en est jamais inquiétée.
Jusqu’à ce soir-là... Maintenant place à l'histoire.
Il était environ 23h45.
Le vent faisait bouger doucement les feuilles mortes sur le trottoir.
Les lampadaires grésillaient, projetant une lumière jaune qui clignotait parfois. (ambiances typiques de film d'horreur)
Magalie marchait tranquillement, son sac sur l’épaule, son téléphone dans la main.
C’est à ce moment précis que son téléphone a vibré. Elle nous confie qu'elle n'a pas beaucoup d'amis et le peu qu'elle a ne lui écrivent que très rarement. De plus à une heure si tardive autant dire qu'elle ne reçoit généralement rien. Or là, elle reçoit...
Un message.
Numéro inconnu.
Elle a froncé les sourcils étonnée et a ouvert la conversation.
Le message disait simplement :
" Ne te retourne pas. "
Magalie a levé les yeux, un peu surprise.
Elle a regardé autour d’elle.
La rue était vide.
Aucune voiture.
Aucun passant.
Seulement le bruit lointain d’une moto quelque part dans la ville.
Elle a souri nerveusement.
Probablement une erreur de numéro. Sur le moment elle nous dit qu'elle était pas si inquiète que ça.
Elle a répondu :
" Qui est-ce ? "
La réponse est arrivée presque instantanément.
" Je te vois. Continue de marcher. "
Cette fois, Magalie a senti un léger frisson courir dans son dos.
Elle a accéléré légèrement le pas.
Son téléphone a vibré encore.
Un nouveau message.
Mais cette fois, ce n’était pas un texte.
C’était une photo.
Magalie a ouvert l’image.
Et son cœur s’est arrêté pendant une seconde.
La photo montrait son dos.
Elle marchait dans la rue.
La photo venait clairement d’être prise quelques secondes plus tôt. Et elle nous dit que c'est que à ce moment qu'elle à compris qu'elle était potentiellement en danger.
Ses doigts ont commencé à trembler.
Elle a zoomé sur la photo.
Les lampadaires.
Le trottoir.
Sa veste.
Tout était exactement comme autour d’elle.
Mais il y avait quelque chose qu’elle n’avait pas vu au premier regard.
Dans l’ombre du mur.
Une silhouette sombre.
Magalie s’est retournée brusquement.
La rue était vide.
Complètement vide.
Elle a balayé la rue du regard.
Rien.
Pas un mouvement.
Pas un bruit.
Son téléphone a vibré.
Encore.
« Tu n’aurais pas dû te retourner. »
Magalie a senti son cœur battre de plus en plus fort.
« Qui êtes-vous ? Arrêtez. »
Elle a envoyé le message.
Trois petits points sont apparus.
Quelqu’un était en train d’écrire.
« Tu es presque arrivée chez toi. »
Magalie s’est figée.
Comment cette personne pouvait savoir ça ?
Elle n’était plus qu’à deux rues de son immeuble.
Elle a levé les yeux vers les fenêtres autour d’elle.
Toutes étaient sombres.
Son téléphone a vibré une nouvelle fois.
Une deuxième photo.
Magalie l’a ouverte lentement.
Cette fois, la photo était prise plus près.
Beaucoup plus près.
On voyait clairement ses cheveux.
Et derrière elle…
la silhouette était plus proche.
Magalie a commencé à marcher plus vite.
Ses pas résonnaient maintenant dans la rue vide.
Le vent semblait plus froid.
Chaque bruit lui paraissait suspect.
Un sac plastique qui bougeait.
Un volet qui grinçait.
Nouveau message.
« Tu marches trop vite. »
Magalie a senti la panique monter.
Parce qu’elle n’entendait toujours aucun pas derrière elle.
Elle a tourné au coin de la rue.
Son immeuble était là.
Vieux bâtiment gris.
Porte en bois.
Interphone cassé.
Elle a presque couru jusqu’à la porte.
Ses mains tremblaient tellement qu’elle a fait tomber ses clés.
Elles ont résonné sur le sol.
CLING.
CLING.
CLING.
Magalie nous dit que le bruit de ces clés a fait un bruit terrifiant la stressant encore plus.
Magalie s’est baissée pour les ramasser.
Et son téléphone a vibré encore.
Une troisième photo.
Elle l’a ouverte.
La photo montrait exactement la scène qu’elle venait de vivre.
Elle, penchée pour ramasser ses clés.
Mais cette fois…
la silhouette n’était plus au bout de la rue.
Elle était juste derrière elle.
Magalie s’est retournée immédiatement.
Personne.
Elle a senti ses jambes devenir molles.
Elle a ouvert la porte de l’immeuble et s’est précipitée à l’intérieur.
La porte s’est refermée avec un bruit sourd.
CLAC.
Elle s’est appuyée contre le mur et a essayé de respirer.
Le hall était vide.
Lumière blanche.
Escalier en béton.
Boîtes aux lettres rouillées.
Elle était enfin en sécurité.
Son téléphone a vibré une dernière fois.
Un message.
« Tu aurais dû regarder derrière la porte. »
Magalie a lentement levé les yeux.
Face à elle se trouvait la grande vitre de l’entrée.
Dans le reflet…
elle n’était pas seule.
Une silhouette se tenait juste derrière elle.
Immobile.
Grande.
Trop grande.
Magalie n’osait plus bouger.
Son téléphone a vibré encore.
Un nouveau message s’est affiché.
« Tourne-toi. »
Elle a fermé les yeux.
Le téléphone a revibré.
« Je veux voir ton visage. »
Et dans le reflet de la vitre…
la silhouette a lentement levé la main.
Mais ce n’était pas le plus étrange.
Dans sa main…
La silhouette qui portait un masque juste terrifiant tenait un téléphone.
Et sur l’écran du téléphone de la silhouette…
Magalie pouvait voir la conversation.
La même.
Mot pour mot.
Puis un dernier message est apparu sur l’écran.
« Tu comprends maintenant. »
Magalie était à présent complètement retourner.
La silhouette n’était plus là.
Le hall était vide.
Complètement vide.
Mais son téléphone a vibré une dernière fois.
Un dernier message.
« Tu devrais rentrer dans ton appartement maintenant. »
Elle ne se fit pas prier et courra au troisième étage et ne fit rien, elle n'appellera personne, sa timidité à pris le dessus sur sa peur.
Puis comme nous dit Magalie elle ne sortira plus pour faire de sortie nocturne. Au moment où elle nous raconte son histoire, elle a fini ses études et est maman.
Fin de l'histoire de Magalie.
Posted Mar 6, 2026, 8:44 PM UTC