Il faut taxer lourdement les marchants de glaces
On nous présente toujours les marchands de glace comme de gentils artisans qui apportent de la fraîcheur et de la bonne humeur pendant l’été.
Pourtant, derrière cette image sympathique se cache sans doute l’une des activités les plus problématiques de notre époque.
Le culte de l’éphémère
La glace est le produit jetable par excellence. On l’achète, on la consomme immédiatement et quelques minutes après il n’en reste déjà plus rien.
Comme la fast fashion, tout repose sur l’impulsion et la consommation immédiate. Le produit est conçu pour disparaître.
Le glacier ne vend pas quelque chose qui dure : il vend l’urgence de consommer avant que ça fonde.
Une catastrophe écologique passée sous silence
Pour maintenir quelques boules de vanille à -15°C en plein mois d’août, il faut des congélateurs, des vitrines réfrigérées, des chambres froides et une consommation d’énergie permanente.
Plus il fait chaud, plus le secteur se porte bien. Le marchand de glace n’est donc pas victime de la canicule, il en profite directement.
On parle beaucoup des émissions des avions ou des SUV, mais très peu du lobby du froid.
Les profiteurs de crise
À chaque vague de chaleur, les glaciers annoncent des ventes record. Certains parlent même de “saison exceptionnelle”. Pendant que des personnes âgées souffrent des températures extrêmes, eux réalisent des super profits.
Comme certains groupes énergétiques pendant les crises, ils transforment une situation inquiétante pour tout le monde en opportunité commerciale.
Plus le thermomètre monte, plus leur chiffre d’affaire augmente. La canicule est devenue leur modèle économique.
Une gourmandise profondément inégalitaire
Pendant que certains se limitent à une boule parce qu’à 4 € la boule il faut quand même faire attention, d’autres accumulent les parfums, les suppléments et la chantilly sans même regarder les prix.
La glace est devenue un marqueur social. Certains choisissent leurs parfums, d’autres comptent leurs boules.
Il est urgent de taxer le froid
Face à ces dérives, des mesures fortes s’imposent : taxation des cornets à partir de deux boules, contribution exceptionnelle sur la chantilly, retour de la TVA au taux maximal et encadrement du luxe glacé.
Personne ne demande l’interdiction des glaces. Mais le temps de l’impunité fiscale des glaciers doit prendre fin.
À force de laisser faire, nous risquons de devenir une société où certains choisissent leurs parfums pendant que d’autres regardent fondre leur pouvoir d’achat.
Posted Jun 27, 2026, 10:16 AM UTC