La troisième vague ne passera pas le test de la volonté populaire
L’histoire se suit et se répète. Dans le cas actuel, ce ne peut qu’être plus vrai. Toujours, de belles paroles pleine de promesses enchanteresses, pour ensuite ressortir la trame d’une nouvelle vague apocalyptique. Le masque est un gage de « liberté », le défi 28 jours au nom de la « solidarité québécoise », le « traitement-choc » du confinement, le « contrat moral » qui n’a jamais eu lieu… Aujourd’hui, alors que l’on pouvait enfin voir la lumière au bout du tunnel, l’apocalypse covidienne reprend de plus belle : la TROISIÈME VAGUE prend place et elle détruira tout sur son passage en avril!
Évidemment, ces scénarios apocalyptiques sont martelés depuis le tout début de la pandémie. En somme, rien de nouveau sous le soleil. Malheureusement pour notre cas, ce sont les pleutres et les faibles qui détiennent les commandes de l’État. La prise de risque est totalement écartée dans le calcul des décisions politiques. Le peuple québécois, baignant dans son confort matériel, se soumet docilement à l’ensemble des mesures coercitives, aussi illégitimes soient-elles. Seuls quelques récalcitrants s’y opposent, ayant souvent tendance à exprimer maladroitement leur désaccord. Les vertueux embrassent inconditionnellement le régime sanitaire tandis que les marginaux sulfureux sont un danger pour la démocratie québécoise. Soldats, veuillez choisir votre camp. Naturellement, une telle situation plait au apôtres de l’État omnipotent, pour qui toute résolution doit passer par les rouages de l’autorité publique, même si la solution est en soi absurde. Alors que le printemps s’installe et que le désir de liberté deviendra de plus en plus fort, il s’en trouvera toujours pour sentir un effet de panique et craindre cette impression de grandeur et d’étendue. La liberté ne sied pas les petits esprits, nécessitant une puissance externe qui impose les choix de l’individu, même si une telle chose signifie l’aliénation et l’hétéronomie. Au contraire, les grands esprits n’ont pas peur d’implanter leurs propres décisions en fonction de leur volonté propre ; ils refusent de se faire dicter la marche à suivre en fonction d’un bien particulier. Leur volonté est créatrice de valeur, pas le contraire.
Les québécois doivent bien comprendre un élément fondamental. Si la société civile n’est pas suffisamment vigoureuse, alors le gouvernement possède toute la latitude nécessaire afin d’imposer ses décrets liberticides, au nom d’un impératif sanitaire bien souvent trouble. Au contraire, si la société civile prend sa place et démontre sa force, alors le gouvernement sera conscient du rapport de force et sera beaucoup plus hésitant à étendre son arbitraire sur l’ensemble de notre vie commune. L’Allemagne est présentement un exemple éloquent. François Legault se sent en parfaite confiance parce qu’il sait très bien que les québécois sont portés vers l’obéissance passive. Si un troisième confinement pointe son nez, alors il faudra lui démontrer le contraire. Présentement, le terreau est fertile ; le beau temps s’impose et la population perd en patience face à ce confinement interminable. L’heure est à la libération progressive ; le sacrifice des libertés a atteint ses limites.
Texte de Félix Racine Baccalauréat bidisciplinaire en Science politique et Philosophie
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Posted Mar 28, 2021, 1:56 AM UTC