Une douche froide sur le milieu communautaire - La Presse+
plus.lapresse.ca/screens/7466a34c-6ca3-4660-8...Posted Mar 31, 2021, 6:30 PM UTC
Posted Mar 31, 2021, 6:30 PM UTC
Honnêtement, c'est degeulasse! Ma mère est directrice générale pour un OBNL en réinsertion sociale, et Emploi Québec lui ont dit qu'ils ne renouvellent pas leurs entente pour l'année 2021-2022, donc elle se retrouve sans financement. Étant subventionné par le gouvernment elle était limité dans les partenariat qu'elle pouvait faire, et ne pouvait recevoir de financement du privé, alors avec la fin de leurs entente elle se retrouvent à faire une campagne de financement et partenariat en plein COVID!
En plus pendant la COVID, le gouvernment à fait très peu, voir même rien dans plusieurs cas, pour aider le secteur communautaire. L'OBNL de ma mère n'a rien reçu du provinciale pendant la COVID en terme d'aide salariale, de prestation, ou même crédit d'impôts; tout ce qu'elle a reçu était des sommes pour acheter de l'équipement sanitaire tel des masques, purell, et gants. Toute l'aide salariale et prestations qu'elle a reçu venait du gouvernement fédérale, et Emploi Québec à eu le culot de tenter de limité les subventions auquelle elle avait droits. C'est la même chose pour les autres OBNL et organisations communautaire dans ma région, leurs relations avec le gouvernement est lamentable et ils n'y voit aucune lumière au bout du tunnel, certainement pas pendant la pandémie.
Le Québec est pitoyable en communautaire, et c'est une facette qui à grandement détérioré sous la CAQ. Elle ne valorisent pas le communautaire, avec les négociations publique elle démontre qu'elle ne valorisent pas les travailleurs de la santé et les éducateurs. J'ose espérer qu'après la pandémie ça se replace, mais c'est vraiment désolant et ça risque juste d'empirer.
« Après plus de 15 ans sans plan d’action gouvernemental en action communautaire (PAGAC), les organismes ont fait leur devoir ; c’est au gouvernement de passer de la parole aux actes. On nous a souvent dit : “Merci, vous faites du bon travail !” On aurait pu s’attendre à voir nos efforts reconnus, mais non ! Pas d’argent stable pour faire face aux nombreux défis qui nous attendent avec la pandémie et, surtout, l’après-pandémie. Que des miettes ! Presque uniquement du financement ciblé, compliqué, non récurrent et qui ne répond ni aux besoins des organismes ni à ceux des communautés. »
« Pourtant, avec ses 4000 organismes et ses 60 000 travailleuses et travailleurs, l’action communautaire autonome représente un secteur d’emploi important. Que dire des 425 000 bénévoles et militants.es qui démontrent à quel point les organismes communautaires répondent aux besoins de leur communauté. Le communautaire représente, pour plusieurs personnes en situation de vulnérabilité, à la fois le premier et le dernier maillon du filet social. Avant eux, il n’y avait rien et après eux, il n’y a plus rien non plus. »
« Plus agile que le réseau public, leur autonomie leur confère une capacité d’adaptation hors du commun qui a amplement été démontrée pendant la crise. »
« D’ailleurs, selon des données récoltées en octobre 2020, 71,8 % de la population les considère comme des acteurs clés pendant la pandémie et plus de 80 % souhaitent un meilleur financement par l’État. »
« Pourquoi nous laisser tomber malgré le consensus qui existe autour de la nécessité de financer à la hauteur des besoins ? »